Before I Decay
Oh, bonjour ! Vous vous êtes perdu ? Vous ignorez où vous vous êtes retrouvé ? Je sais, les panneaux indicatifs manquent un peu dans ce coin, mais laisser moi tout de même vous éclairer. Vous être sur un petit blog du nom de Sang, Vanité & Chocolat, aussi bien dire que vous être nul part, mais tant qu'à être ici, n'hésitez pas à faire une petite visite.
Agir stupidement ou simplement s'écouter ?
Oui, je sais. Je devrais sans doute me taper la tête contre un mur, prendre la petite tête et lui faire prendre un long bain sous l’eau. Oui, un long bain. C’est à se demander si je devrais même la remonter ? En fait si, parce qu’un corps sans tête ça fait peur, mais je devrais m’ouvrir le crâne et retirer mon cornichon de cerveau à moitié mangé par une souris et le jeter dans les toilettes. Dans un sens, ça ne ferait pas une grande différence. Peut-être même que je prendrais un peu de temps avant de parler. Ça m’éviterait d’agir en grosse dinde et de parler trop vite et même d’agir trop vite. Mais qu’ai-je encore fait ? Entrevue pour un emploi demain sauf que, après avoir pris le rendez-vous, la petite souris à sans doute touchée à un bout de mon cornichon qui m’a fait réfléchir. De un, la job ne me tente pas vraiment, mais je pourrais faire avec. Le problème vient par la suite. De deux, j’ai une bande de joyeux lutins qui martèlent mon cornichon quand la souris à le dos tournée. De trois, je suis complètement épuisée, autant physiquement que mentalement. De quatre, je n’ai aucune envie de passer des tests pendant 2 heures de temps : vitesse de frappe, anglais, français… De cinq, je viens de réaliser que ça me dérangeait fortement de me faire engager par une agence de placement, sans rencontrer les personne chez qui je pourrais travailler. Donc, oui j’agis en grosse conne, mais je n’y vais pas demain et je n’appelle même pas pour annuler le rendez-vous. Si jamais c’est le petit monsieur qui m’appelle pour me demander pourquoi, j’inventerais une excuse (dégât d’eau, gastro…) et si jamais il veut me redonner un rendez-vous ? Bah on verra rendu là.Le pire, c’est que je sais que je ne risque rien en allant passer l’entrevue, sauf perdre 2 heures de mon temps plus le transport et j’aurais peut-être même la chance d’être placé ailleurs, sauf que nan. Je reste sur ma décision. La seule chose qui aurait pu me faire changer d’idée n’est pas arrivée (et par chance ?). En fait, il y aurait juste eu mon copain qui aurait pu me faire changer d’idée, mais comme je ne lui ai pas parlé et comme je ne le ferais pas avant demain si j’ai de la chance (parce que j’ai des doutes sur ce qu’il faut en ce moment XD), bah il sera trop tard et voilà.
Posted on 05 May 2010 by Milianne
" Il est difficile d'attraper un chat noir dans une pièce sombre, surtout lorsqu'il n'y est pas. " Proverbe Chinois
Par contre, je sais que si là, maintenant, tout de suite à 22 h 00 et 50 secondes on me pose l’éternel question « Comment ça va ? », je sais que je répondrais que ça va. Après tout, c’est qu’une question pour la forme et la plupart des gens préfère que vous disiez que ça va bien. Ils n’en ont rien n’à foutre de vos problèmes. Mais je sais aussi que si une personne que j’apprécie énormément et qui se soucie de la réponse que je vais donner me posait la même question, je répondrais que ça va bien. Mais, en vérité, j’ai cruellement l’impression que rien ne va. En fait, ça ne va pas bien. Sauf qu’en même temps, est-ce nouveau ? Je crois que j’ai un certain talent pour ne jamais aller bien très longtemps. Il y a bien des fois où je me demande si je n’ai pas un problème dans mon petit cornichon de cerveau. Peut-être même qu’il y a une souris qui est en train de gruger un bout de mon cornichon.
Mais en même temps, je peux blâmer personne d’autres que moi pour ce que je ressens. J’ai des années de problèmes derrière moi, et j’ai un don naturel pour me faire des films. Le genre de truc pas possible avec le gros budget hollywoodien et des effets spéciaux dignes du film « Avatar ». Et oui, je ne fais pas dans le petit budget. Je n’aime pas trop les décors en cartons, les rires en canne et un acteur (de préférence moi parce que j’ai zéro talent) qui joue tous les rôles avec le même costume. Sérieusement, je devrais vraiment prendre mon cornichon et le bouffer, du moins ce qui en reste parce que la souris doit avoir bouffée une certaine partie de celui-ci. De cette manière, je ne commencerais pas à m’imaginer n’importe quoi de complètement absurde, sans queue ni tête. Mais je sais que ce n’est pas prêt d’arriver de si tôt. De fait, je doute que ça arrive vraiment un jour. Je suis comme ça. C’est bien beau vouloir changer, mais il y a des causes que je sais perdu d’avance avant même d’avoir eu l’embryon d’idée d’essayer de faire quelque chose. Je commence à me connaitre. C’est peut-être difficile à croire, mais 21 ans pris 24/24 avec moi, ça fait quand même quelques rapprochements.
Malgré tout, je sais ce que je veux. Je sais ce que j’ai vraiment de besoin. J’ai vraiment besoin non pas de faire une croix sur mon passé, non pas de le mettre dans une petite boite et de l’expédier en plein cœur de l’Atlantique ou alors de le démembrer et de poster les nombreuses boites au quatre coin du monde, en prenant soin d’en envoyer une sur Neptune, mais simplement passer à une autre étape, de monter une marche. Je dois entrer dans le « Monde des adultes et du complet beige » pour trouver une certaine sérénité avec moi-même. Survenir enfin à mes besoins, avoir mon job, mon appartement et aussi et sans doute le plus important, avoir mon copain près de moi. Ya, j’ai l’air d’une dépendance affective (et peut-être est-ce que je suis ?), mais la dernière semaine m’a fait comprendre que j’ai vraiment besoin de lui. J’ai besoin de savoir qu’il va bien, j’ai besoin de le voir à chaque jour sous peine de déséquilibre dans ma tête (autrement dit des films dans le genre du « Titanic » sauf qu’un lieu qua ça soit un bateau qui coule, c’est mon cœur que l’on arrache sauvagement, que l’on tire dans un panier d’aiguille et que l’on lance dans la mer par la suite, en prenant bien soin d’attacher un encre après mon petit cœur couvert d’aiguilles), j’ai besoin de sa présence, j’ai envie de sa présence, j’ai envie de savoir comment il va, je veux être avec lui.
Sauf que pour le moment, ce n’est pas la joie. Son travail d’électricien nous empêche de nous voir aussi souvent qu’avant et ajouter cela à son travail dans la poubelle orange, ses amis, cela fait en sorte que l’on est rendu à se voir 2 fois semaines, trois avec de la chance et on finit toujours par se laisser tôt parce que je travaille ou il travaille le lendemain. Au moins, je sais que je vais le voir pendant toute la journée de samedi. Et oui, tour de vionvion (autrement dit d’avion, soit le cadeau de Noël passé que j’ai offert à mon copain) « oblige » à ce que l’on se voit samedi après-midi. Zut alors ! Mais ça veut aussi dire qu’il va falloir que je me botte le popotin pour faire mon merveilleux rapport de stage de 10 merveilleuses pages avec ses merveilleux annexes, sa merveilleuse page de présentation et sa merveilleuse table des matière. Aussi amusant que de fait une balade sur le dos d’une licorne rose dans un pays de chocolat et peut-être même plus amusant.
Je suis peut-être masochiste, peut-être bonne à manger des faux Smarties à chaque jour, mais je suis au moins plus sereine qu’au début de mon post. Je n’ai jamais été très douée avec le mot, mais d’aussi loin que je puisse me souvenir, soit depuis mon premier blog, soit l’horrible Losing Star (aie, ça remonte à plus de 8 ans. Qu’est que j’avais dans la tête pour donner un no aussi débile à mon blog ?), en passant par Angel Tears (ça me donne quand même un sacré coup de vieux), sans oublier >i>Unwritten (roh, ça fait 6 ans de ça déjà. Ne me dites pas que je deviens sentimentale), écrire m’a toujours apaisée. C’est un peu comme si ça me permettait de mettre mes idées aux claires. Ça fait partie des trois choses qui me calme : l’écriture, la cuisine et écouter en boucle la même chanson (de préférence très douce et à la limite dépressive. Yep, j’ai toujours eu un penchant pour Dido dans des moments comme ça). Il y a aussi une quatrième chose qui me calme, mais celle-là, j’ai besoin d’une autre personne. Non il n’est pas question de pousser des vieilles personnes dans les escaliers ou alors de faire brûler des bébés. De toute manière, juste à y penser, j’ai des frissons dans le dos (quel taré peut vraiment aire ça ?). La quatrième chose qui me calme c’est d’être dans les bras de mon copain, le silence autour de nous ou le bruit de la nature (y compris le bruit d’une voiture qui passe au loin). Mais ce soir, pour me calmer, je n’ai que l’écriture et me passer en boucle la même chanson, Satellite Heart d’Anya Marina (non, je ne suis pas fan de Toilette. J’aime juste cette chanson et la voix de la chanteuse).
Posted on 02 May 2010 by Milianne
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